• Max & Mama

Notre rencontre avec les éléphants


Il est 7 heures, quand notre guide Vana rentre dans notre hute : « Hello everybody, It’s time to breakfast ! » . Nous dormions pourtant si bien dans nos hamacs ! Mais aujourd’hui, pas le temps (ni l’envie) de trainer, les éléphants nous attendent !


Nous sortons alors de notre petite chambre au toit de paille, et déjà, premier enchantement de la journée : quelle vue ! Un délice de se réveiller dans un tel endroit.


Nous prenons le petit déjeuner, soigneusement préparé par notre fameux chef cuisto, et après quelques gestes d’affections avec le couple cambodgien, nous rejoignons le pick-up qui nous attend quelques centaines de mètres plus loin.


C’est à l’entrée d’un petit chemin forestier que nous sommes déposés. Nous sommes alors mélangés à un autre groupe, composés d’anglais, d’israélien, et d’une belge avec qui nous sympathiserons, Dimna.


Nous marchons durant quelques dizaines de minutes, encadrés cette fois-ci par une nouvelle guide et d’autres accompagnants cambodgiens, quand soudain, nous entendons le premier bruit d’éléphant ! Quelques instants plus tard, nous faisons la rencontre de deux femelles d'environ 4 tonnes, et d’une beauté incroyable. Après leur avoir donné quelques bananes et des bambous (l’éléphant mange jusqu’à 400 KG de plantes et de fruits par jour !!), ainsi qu’une multitude de caresses, nous avons le droit à de multiples explications sur l’organisation « Elephant Project Community » ainsi que sur ces animaux.


Tout d’abord, l’organisation a été créée il y a 3 ans et demi, par un ancien membre de l’ « Elephant Valley Project », qui ne se sentait plus en accord avec leur façon de faire. Les 3 éléphants (2 femelles et 1 mâle, que nous ne verrons pas car considéré comme dangereux) de l’ « Elephant Project Community » (donc celle dans laquelle nous sommes) sont uniquement gérés par les habitants du Pulong Village. Ces derniers sont les premiers à avoir habité à Mondolkiri, et ne parlent d’ailleurs pas le cambodgien : ils ont leur dialecte, comme toute ethnie. Ils vivent depuis toujours en harmonie avec ces animaux forts majestueux, et les considèrent comme des animaux apprivoisés, mais libres. En effet, ces éléphants ne sont ni attachés, ni utilisés pour des travaux divers. Nous n’avons d’ailleurs pas le droit de monter sur eux. Quant à la destination des fonds que nous avons versés pour ces deux jours (60 euros chacun), une partie revient aux habitants du village Pulong, une autre à Vana, à notre guide du jour, ainsi qu’aux habitants qui nous ont hébergés la veille.


En ce qui concerne les éléphants, voici quelques infos qui pourront vous intéresser si vous aussi êtes émerveillés par cet animal qui eut une place à part dans notre enfance, merci Babar !


Mondolkiri possède aujourd’hui 70 éléphants, et 30 sont apprivoisés par les différentes compagnies similaires à celles nommées précédemment. L’éléphant vit en moyenne 80 ans, et pèse entre 4 et 5 tonnes. Cet animal purement « vegan », en espérant qu’on puisse utiliser ce mot pour les animaux, passe 23 heures par jour à manger (en même temps, il faut les avaler les 400 kg...) et ne dort qu’une heure ! Dans sa vie, la femelle ne peut pas avoir plus de 4 éléphanteaux, et n’en aura d’ailleurs que si elle est amoureuse ! (Qui a dit que les animaux n’éprouvaient pas de sentiments ?).


Le plus grand danger pour l’éléphant de Mondolkiri (on passera le danger lié à l’humain qui commence à créer des papeteries dans la région et qui pollue donc l’eau...), c’est le serpent et... le tigre ! L’éléphant est en effet sujet à de multiples morsures de serpent, cependant, il a cette capacité à se soigner seul, et en une semaine. En revanche, en ce qui concerne le deuxième danger, bon là... Heureusement pour eux, les tigres vivent dans une partie de la jungle plus reculée, et leurs attaques se font rares.


Enfin, il existe des différences entre les éléphants d’Asie et d’Afrique, qui sont les deux seules espèces au monde : l’éléphant africain est plus grand que l’asiatique, ainsi que leurs oreilles. Les mâles africains possèdent des défenses, ce qui n’est pas le cas pour ceux d’Asie, et, enfin, leurs pattes ne sont pas constituées de la même façon.

En revanche, les deux espèces voient leurs yeux devenir rouge lorsqu’ils sont énervés, et ont les veines gonflées à bloc tout comme leurs oreilles durement redressées !


Nous continuons notre petite marche, et quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons à une Waterfall, où nous aurons l’occasion de nous baigner et de laver les éléphants !! Un moment inoubliable.


Nous passons notre déjeuner dans un coin aménagé dans la jungle, et nous y reposons un peu (nous aurons d’ailleurs l’occasion de goûter de fameuses fourmis rouges, vivantes !

Petit moment chill avec un habitant de Pulong


Puis l’après-midi, nous visitons dans un premier temps différentes fermes locales, où nous avons pu observer les locaux construire une nouvelle maison, et apprendre qu’en moyenne, les habitants de cette communauté ont entre 7 et 12 enfants !


Ensuite, notre guide nous a fait découvrir des exploitations de poivres, de cafés, d’avocats, d’ananas, de bananes et d’autres fruits locaux.


Avant de rejoindre le centre, nous dégustons un Ice Coffee au sein du « Coffee Farm ». Nous avons redécouvert la saveur du café !


Nous repartons le lendemain pour la capitale, où nous y resterons pour nos dernières 48 heures au Cambodge.



Continuez à nous suivre pour découvrir nos prochaines aventures à Bali !

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