• Max & Mama

L'aventure continue sur Battambang


Phare Ponleu Selpak


En 1994, à la « fin » de la guerre civile cambodgienne, une française nommée Véronique Décop, décide de créer une école à Battambang pour les enfants les plus défavorisés et vulnérables, ayant pour objectif de redonner de l’espoir aux habitants et de sortir les enfants de la misère omniprésente dans le pays, et cela notamment par la pratique de l’Art.

Cette école, gratuite, possède aujourd’hui 800 élèves de 3 à 25 ans, et est divisée en 3 parties :

  • Education (Mathématiques, Histoire, Khmer, Anglais)

  • Social (Environnement, Écologie, Matières pratiques)

  • Art (Cirque, Musique, Danse, Peinture, Sculture).


Nous avons visité l’Ecole, avec les explications d’un jeune cambodgien faisant office de guide, et sommes tombés sous le charme des enfants, vraiment beaux et tellement mignons ! Nous avons pu observer les différents travaux artistiques des étudiants, eu accès à la salle musicale, et la chance d’accéder à la répétition de danse de jeunes cambodgiennes, d’une souplesse et d’une grâce remarquable !


L’école vit avec le soutien de nombreuses associations françaises, (« ccfd – terre solidaire », la « Fondation AnBer », l’« Agence française de développement » et la fondation d’« AirFrance »), des fonds récoltés par les diverses donations et les spectacles produits. Nous avons d’ailleurs assisté à un de leur spectacle de cirque en fin de journée, interprétés essentiellement par des adolescents de 15-18 ans, et appelé « Tchamlaek », qui veut dire « bizarre » en Khmer. L’histoire était la représentation d’une famille dite donc « bizarre », en quête de bonheur après le traumatisme de la guerre. Le côté loufoque et humouristique nous a beaucoup plu, mais surtout, nous avons été impressionnés par les figures réalisées et la justesse des acrobaties.


Merci à Karin et Eric REGNAULT pour ce bon tuyau !



Rencontre avec Sarom


Suite à notre visite de l’école, nous avions décidé de nous rendre à l’Association Française de Solidarité à Battambang, afin de comprendre le fonctionnement de l’Association et éventuellement y proposer notre aide pour les quelques prochains jours. Nous nous rendons alors à l’adresse trouvée sur Internet, et qui nous mena en fait tout droit dans un.. restaurant cambodgien. Malgré l’étendu de ce restaurant en extérieur, nous avons dû chercher quelques minutes afin de trouver quelqu’un pour demander des renseignements. Nous avons « essayé » de discuter avec la responsable du lieu, mais comme beaucoup au Cambodge, elle ne parlait que très peu l’anglais. Nous avons cependant réussit à lui faire comprendre que nous étions français. Alors, tout sourire, elle s’est mise à appeler quelqu’un, pensant sûrement que c’était cette personne là que l’on cherchait.


5 minutes plus tard arrive un cambodgien parlant parfaitement le français, se présentant sous le nom de « Sarom ». « Montez avec moi ! » nous dit-il, alors nous voilà à 3 sur son scooter, rien d’anormal en Asie. Quelques minutes plus tard, nous voici chez lui, en pleine cambrousse.


Sarom est un homme de 40 ans, né en 1978, en plein début de la guerre civile dont nous parlons dans l’article « Premiers jours sur Battambang ». Un an après sa naissance, sa famille partit alors se réfugier en France et y vit encore aujourd’hui. Lui est revenu dans son pays natal il y a maintenant 13 ans, en quête de retrouver ses racines, à Battambang, là où tout a débuté.

Il est aujourd’hui marié à Any, une française, et a 2 petites filles en bas âge. Tout deux tiennent une guest-house, qui pourrait d’ailleurs faire office de « homestay », tellement que l’endroit est charmant et typique. Lui est également guide, investisseur et coach pour les jeunes entrepreneurs. En bref, un homme heureux, le sourire jusqu’aux oreilles du matin au soir, et avec dix milles idées à la seconde pour développer sa Province et qui vit au jour le jour.


Nous y avons passé une bonne partie de la journée, et avons rencontré Henry et Martine, deux jeunes retraités amoureux de ce pays et qui reviennent chaque année. Après avoir dégusté de fameuses galettes cambodgiennes au curcuma, soja et farine de riz (un vrai délice !), nous décidons que le lendemain, nous visiterons des coins inconnus des touristes, des rizières aux lacs de Lotus, avec notre nouveau guide, Sarom.



La province de Battambang, un endroit magique


Comme prévu, nous nous rendons chez Sarom à 13H30 (le trajet du centre à chez lui, avec son scooter prêté la veille et nos 3 sacs fût, comment dire... un peu galère !) et sommes accueillis avec un jus de coco fraîchement découpé.


C’est parti, nous partons pour 5 heures d’aventure ! L’expédition commença par la découverte d’une autoroute en pleine construction. Le Cambodge est un des seuls pays d’Asie à ne pas en avoir ! Nous pouvons donc observer les travaux de la 1ère autoroute, opérationnelle en 2023 et qui reliera le Cambodge au Vietnam et au Laos.

Nous continuons notre ballade dans les rizières, où nous apprenons que le Cambodge est le 1er pays fournisseur de riz en Chine et au Vietnam ! (85% du pays n’est que rizières, de ce que nous a dit notre guide).


Durant notre virée, nous observons manguiers, bananiers, et des paysages plus beaux les uns que les autres, notamment lorsque nous arrivons sur les lacs de Lotus, et où nous voyons des paysans cambodgiens sur leurs pirogues. Nous avons pu goûter les graines de Lotus, un vrai régal.



A chaque pause effectuée, Sarom prenait le temps de nous raconter l’Histoire de son pays et de nous transmettre des informations toujours très intéressantes. Par exemple, l’origine du mot « khmer » : « kh » à l’origine veut dire soumission, et « mer » la mère. La signification du mot « khmer » est donc « soumission à la mère » ! et oui, avant que les Indiens viennent apporter l’écriture au Cambodge (au Vème siècle environ) et transmettre un peu de leur culture, c’était les femmes qui commandaient. Mais encore aujourd’hui, nous constatons facilement que les femmes sont respectées par leur famille au Cambodge, et nous ne trouvons pas (en tout cas de ce que nous avons pu voir) qu’il y ait une quelquonque inégalité avec l’homme.


Nous avons aussi appris qu’au début de la guerre du siècle dernier, les khmers rouges et les chinois ont passé un accord (le partie communiste avait donc l’appui des chinois durant la guerre), en échange de quoi bon nombre de commerces à Battambang ont été vendu pour rien aux chinois. Aujourd’hui, 80% des commerces du centre appartiennent à des chinois cambodgiens ! (on peut d’ailleurs remarquer de nombreuses écritures chinoises sur les façades des commerces).


Pour notre dernière soirée à Battambang, nous avons pu partager notre dîner avec Sarom, sa famille, Henry et Martine, au restaurant « le Volcano », dû à la façon de cuir la viande, l’appareil du barbecue étant en forme de volcan. Un moment chaleureux et convivial qui fait vraiment du bien.


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© 2019 par Max & Marion

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