• Max & Mama

Direction l'Est



Notre arrivée chez Thomas


Après 8h de bus, à devoir écouter la divine musique cambodgienne et regarder leurs films passionnants, nous voilà arrivés à Kompong Cham !

Nous rencontrons Thomas, notre hôte franco-cambodgien. Lui aussi est, avec sa famille, partit en France en 1975, pour échapper à la guerre civile. Revenu il y a 10 ans, il est aujourd’hui marié à une cambodgienne et a 2 enfants.

Pour nous souhaiter la bienvenue chez lui, nous avons dégusté des œufs de cailles... crus, accompagnés d’une bonne bière. Tout de suite, on ressent la gentillesse qui habite ce quinquagénaire. Nous ferons également la connaissance de « Dédé », marseillais durant 50 ans et aujourd’hui habitant du Cambodge depuis 4 ans.

La nuit fût quelques peu agitée : cérémonie pour l’ouverture de la fête de l’eau à 50 mètres de notre chambre, célébrée par de nombreux chants religieux, puis petit concert privé des coqs du voisin à 3 heures du matin.



Kompong Cham


Après un bon petit déjeuner local (soupe de banane, de jus de coco et tapioca), nous décidons de suivre les conseils prodigués par Thomas et Dédé.


Bien installés sur notre moto, direction l’île de KorsPene ! Le trajet d’une vingtaine de minutes se fera essentiellement le long du Mékong.

Une fois sur l’île, nous choisissons de nous perdre dans la forêt, au travers d’un petit chemin à peine tracé. Nous tombons alors sur une étendue de terres agricoles surplombant le Mékong, où y résident vaches, chevaux et paysans. Un endroit simple, paisible, d’une tranquillité incroyable. L’endroit parfait pour y fermer les yeux quelques instants, et se laisser transporter.


Nous continuons notre route, puis nous arrivons, par hasard, à l’école de l’île. Nous décidons alors de nous y arrêter quelques instants. Ces quelques instants deviennent alors des dizaines de minutes, et nous allons tenter de vous expliquer pourquoi.

Imaginez-vous, entouré de bananiers, de manguiers et de palmiers. En face de vous se trouve une école. On entend le rire des enfants, on y voit le sourire sur leurs visages, ils rentrent, sortent de l’école, sous le regard bienveillant des professeurs : c’est la récréation (oui, l’école n’est pas cloisonnée comme en France). Derrière vous, un paysage infini, d’un vert pur, des animaux, des paysans, des collines. Comment vous sentez vous ?

Pour notre part, on y a ressenti une sensation de bien-être assez inédite. Nous oserons même parler de « petit coin de paradis ».



Le tour de l’île dura la matinée entière. Entre tous ces arbres offrant de merveilleux fruits, ces habitations sur pilotis, et colorées pour la plupart, avec de petits potagers à l’intérieur, le sourire des habitants (l’île est très préservée des touristes, c’est pourquoi ils sont parfois étonnés, surpris et/ou fiers de voir des occidentaux venir « chez eux » ; mais leurs sourires restent scotchés à leurs visages), et la beauté des points de vue sur le Mékong, cette découverte fût fantastique. Nous avons même pu assister au défilé des habitants pour célébrer une de leur cérémonie religieuse, visant à déposer de nombreuses offrandes au sein de la Pagode après une longue marche autour de l’île (costumés pour certains).



Après en avoir eu plein les yeux, nous rentrons déjeuner avec Thomas, Dédé et leurs familles respectives. Au menu, un excellent « lapin moutarde » nous a été servi, un lapin issu du petit élevage de la maison, que nous avons pu visiter.


L’après-midi, nous repartons assez tôt pour une nouvelle excursion. Au programme, le Temple de Wat Nokor et ses vestiges angkoriens, le Temple de Phnom Srei et de Phnom Pros*, puis le Wat Hanchey. Le lieu du Wat Hanchey offre une vue imprenable sur le Mekong : les couleurs orange et rose du ciel n’ont qu’accentuées la beauté du paysage.



Le moment fort de cet après-midi restera le trajet entre le Phnom Pros et le Wat Hanchey. Une fois de plus, nous roulons près d’une heure à l’intérieur de paysages sublimes (rizières, élevages, lacs, exploitations de poivre), et traversons d’authentiques villages. Nous ne manquerons pas de souligner le côté aventurier de cette ballade, avec une route parfois sinueuse, bien boueuse, et au milieu de troupeau de vaches qu’il vaut mieux savoir esquiver ! (petite pensée à la poule tuée malencontreusement avec la moto).

Le trajet du retour nous a également offert des lumières et des couleurs incroyables sur le Mékong.







*Phnom veut dire « colline », « Srei » veut dire « Femmes » et « Pros » veut dire « Hommes », en cambodgien. Nous avons donc visité la colline des Femmes et des Hommes. Phnom Penh, la capitale, veut dire « la colline plaine ».



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© 2019 par Max & Marion

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